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06/07/2017 : SURELEVATION ET EXTENSION : LE BOIS S'IMPOSE

Répondre aux enjeux et aux contraintes de la densité urbaine

Selon la dernière enquête nationale de la construction de la construction bois, 9000 logements en immeubles résidentiels auront été réalisés en bois en 2016, ce qui représente une part de marché de 4 %, contre 2,6 % en 2014. Le bois progresse aussi dans les surélévations et les extensions d’habitats : 9.930 réalisations en bois l’an dernier, soit 28 % du total. Cette tendance haussière est aussi perçue dans le non-résidentiel avec 17 % des surfaces créées.

Ces chiffres prometteurs s’expliquent aisément. Depuis plusieurs années, une volonté forte de retour vers le centre-ville, se traduit logiquement par une densification de l’habitat. Dans les grandes villes, mais aussi dans les banlieues proches, les opérations de surélévation touchent aussi bien les immeubles collectifs que l’habitat individuel. De plus, la suppression du COS a démultiplié ce phénomène, permettant de rajouter des m2 là où c’était auparavant impossible.

En habitat individuel, surélever engendre un coût généralement compris entre 2500 et 3000 euros du m2. Pour comparaison, dans les grandes villes, l’absence de terrains et la forte demande de logements se traduit par des prix de vente au m2 compris entre 4000 et 10000 euros en fonction du site. La surélévation est donc le plus souvent très rentable pour les investisseurs, qu’ils soient professionnels ou non.

Les objectifs sont un peu différents en habitat collectif. Les surélévations visent en priorité les constructions des années 50/60, très répandues, mais aussi très énergivores. Les bailleurs sociaux comme les copropriétés, voient dans cette méthode un moyen de financer, partiellement ou totalement, la rénovation énergétique de leur patrimoine, par la vente ou la location des appartements nouvellement créés.

Ces bénéfices permettent d’investir dans l’insolation du bâti existant, dans le remplacement des menuiseries, dans l’amélioration des systèmes de chauffage et de ventilation, seuls moyens permettant de faire baisser des charges devenues parfois trop lourdes.

 

Des atouts déterminants

Qu’il s’agisse d’immeubles ou de maisons, le choix du bois s’impose pour des raisons identiques ou proches : l’absence pour une majorité de projets de renforcement des structures, des délais souvent plus réduits, des chantiers à faibles nuisances, bien adaptés à des zones très peuplées et à des interventions en site habité, mais aussi des techniques qui permettent de contourner d’éventuelles difficultés d’accès… Ces atouts se traduisent enfin par une économie globale du projet, comparativement à des solutions plus traditionnelles.

Sur les projets de dimensions moyennes, on rajoute en général des modules à ossature bois, directement sur la construction existante, sans avoir à renforcer le gros-œuvre. On retrouve des techniques identiques sur des opérations de plus grande envergure, voire des solutions mixtes bois/béton ou bois/acier, lorsqu’il faut réaliser un noyau central et/ou assurer le contreventement de l’ouvrage.

Dans la plupart des cas, ces opérations sont réalisées dans des sites habités. Le bois est à nouveau à son avantage, par la rapidité des interventions et la limitation des nuisances. Pour optimiser ces atouts, les études doivent intégrer très en amont les contraintes du maintien en état de fonctionnement des différents équipements situés sur la toiture d’origine : VMC, extracteurs, machineries d’ascenseur, souches de cheminées, naissances d’évacuation des eaux pluviales… Là encore, le choix de solutions bois aide à simplifier ces phases de chantier délicates.

D’une façon certaine, la préfabrication « bois » va de pair avec une véritable rigueur et des chantiers simplifiés, ce qui se traduit par des gains de productivité et de qualité. C’est toute la filière qui est concernée, car surélever un bâtiment impose des connaissances techniques et réglementaires spécifiques. Elles impliquent un personnel suffisamment formé et pointu, chacun dans son domaine de compétences.

 

Le rôle induit de la réglementation thermique

La réglementation thermique vise en priorité la construction neuve, mais elle tire également la rénovation vers le haut. Dans leurs projets d’extensions et de surélévations de maisons individuelles, les concepteurs cherchent à se rapprocher des critères de la RT 2012, ils y répondent systématiquement dans le cas de surélévation de bâtiments collectifs.

Les solutions bois offrent sous cet angle des atouts majeurs : avec l’ossature bois ou les systèmes types poteau-poutre, l’épaisseur d’isolant correspond à celle de la structure (et peut s’adapter aux objectifs de performance). Dans des secteurs où le prix du m2 construit est très élevé, pouvoir gagner à isolation comparable, 10 à 20 cm d’épaisseur de mur, se traduit par des gains significatifs de surface habitable. Avec les murs massifs, type CLT, l’épaisseur de bois est englobée dans un manteau isolant (Isolation Thermique par l’Extérieur), particulièrement efficace et notablement cohérent dans une perspective de rénovation thermique d’un bâti ancien, qui se passe de plus en plus souvent par l’extérieur. Les solutions d’isolation de la partie rénovée et de la partie neuve sont ainsi cohérentes entre elles.

L’acoustique n’est pas en reste. Les matériaux retenus pour l’isolation thermique : laines minérales, laines de bois…. sont également efficaces pour limiter la transmission des bruits entre logements, mais aussi pour optimiser le confort acoustique entre les différentes pièces d’un appartement. L’isolement acoustique, par rapport aux logements auparavant situés au dernier niveau, se fait le plus souvent de façon naturelle, du fait de la présence d’une dalle béton : le principe « masse-ressort-masse » peut alors être logiquement exploité.

Source Photo :Hardel-Lebihan Architectes

 

 


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